Les 6 leçons à retenir pour ne pas faire couler votre entreprise…

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Votre entreprise est comme votre bébé. La gestation a été parfois longue et difficile de l’idée à l’action. Il y a eu certainement beaucoup de sacrifices consentis.

L’entreprise est crée et a pu franchir le cap fatidique des premières années pendant lesquelles les statistiques démontrent que 3/4 des entreprises disparaissent.

Vous avez survécu à ce verdict et votre entreprise croit à un rythme de croisière.

Mais voilà, il y a toujours des risques de chutes….

Les cinq leçons suivantes vous permettent de faire le point pour une suite dans les affaires qui ne soit pas périlleuse.

Vous pouvez toujours redresser la barre et c’est l’objet de cet article que je vous propose…

1) Avez-vous fait un business plan ou suivez-vous toujours les lignes directrices?

Le business plan s’impose, a contrario, comme une étape 100 % stratégique. C’est un véritable guide qui permet à l’entreprise de savoir où elle va. Il assoit la vision du dirigeant sur le long terme et fixe ses objectifs de court terme“. Vous l’aurez compris, le business plan, loin d’être destiné uniquement à votre banquier, doit d’abord être établi pour vous-même. En y intégrant tous les éléments de votre stratégie : plans commerciaux, marketing, industriels, gestion de vos équipes, analyse financière, etc.

Il est toujours possible d’en faire faire un si vous ne l’aviez pas fait au démarrage, ou corriger les attitudes et revoir vos décisions au cas où vous l’aviez fait mais vous vous en êtes écarté compte tenu des contingences… principe de réalité oblige.

2) Qu’est-ce qui vous différentie de vos concurrents?

En d’autres termes quel est votre avantage concurrentiel? A produit ou service égal, pourquoi le choix du client se portera sur votre entreprise et non sur vos concurrents?

Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’il suffit d’observer ce qui marche et d’essayer de faire mieux. Tels sont les choix stratégiques d’un bon nombre d’entrepreneurs persuadés qu’ils vont atteindre le succès en s’orientant sur un créneau porteur. Cette attitude est suicidaire car il faut d’abord penser “‘avantage concurrentiel’”.

La solution la plus simple consiste à faire valoir un atout différenciant : des produits à plus forte valeur ajoutée, des délais de livraison plus courts, un service client plus réactif, une image marketing impactante, une implantation dans une zone géographique qui n’a pas été exploitée…

Autant d’avantages concurrentiels sur lesquels vous avez intérêt à capitaliser pour vous imposer.

3) Faire connaitre votre entreprise et vos produits ou services…

Beaucoup de chefs d’entreprises considèrent la communication comme étant du gaspillage et néglige cet investissement. La communication doit être considérée comme un investissement et comme tout investissement, elle devra être rentable pour l’entreprise. En effet si vous disposez d’un avantage concurrentiel de taille, encore faut-il en informer vos clients et prospects ! Et pour se faire, une plaquette commerciale attractive, des communiqués de presse, un site web d’information, la présence sur les réseaux sociaux facebook et twitter peuvent suffire, sans nécessiter des budgets élevés.

4) Avoir une bonne gestion financière

Si vous pensez pouvoir piloter votre activité sans comprendre un minimum les indications de votre Responsable financier ou de votre Expert-comptable ? vous risquez de vous préparer un réveil douloureux.

En effet, seuls les dirigeants aguerris aux fondements clés de la gestion financière pourront mener leur entreprise vers des activités qui serviront leurs objectifs de rentabilité”.

Parmi les notions phare à connaître : le seuil de rentabilité. Il s’agit du montant de chiffre d’affaires à partir duquel vous pouvez dégager de la marge pour couvrir vos frais fixes. “Le suivi d’un tel indicateur est essentiel pour bien piloter son entreprise. Il sert de feuille de route pour le dirigeant qui peut ainsi, à tout moment, mener les actions correctives adéquates si le chiffre d’affaires réalisés mensuellement n’est pas en phase avec le chiffre d’affaires prévisionnel”.

Autre donnée essentielle à savoir analyser : votre besoin en fonds de roulement (BFR), surtout s’il est fortement négatif. “Même une entreprise affichant une croissance élevée et une bonne rentabilité peut se retrouver avec une trésorerie déficitaire. Il est alors essentiel de maîtriser son BFR pour assurer une croissance pérenne”…

5) Anticiper les changements

Il ne faut pas attendre les coups durs pour restructurer son entreprise. Ceci est une grossière erreur. Au lieu de faire l’autruche, étudiez régulièrement les moyens pour optimiser le fonctionnement de votre organisation. “C’est un levier efficace pour améliorer sa rentabilité, en réduisant les coûts qui ne sont pas indispensables et en supprimant les activités qui perdent de l’argent”.

D’autant que les contextes d’urgence nécessitant une restructuration peuvent se produire à tout moment : problèmes opérationnels, défaillance d’un collaborateur, etc. “Quoi qu’il en soit, c’est au dirigeant lui-même de s’atteler à une telle restructuration, sans attendre l’apparition des premiers signes de difficulté”.

Une stratégie plus facile à mettre en œuvre dans une PME où de telles réorganisations ont un effet rapide. L’avantage de l’agilité est un facteur de réussite.

6) Recourir aux conseils externes

Pour les Chefs d’entreprises, le recours à des expertises extérieures est souvent perçu comme inutile et cher. Pourtant, un œil externe a l’avantage de ne pas subir les contingences de l’entreprise et de détecter ce que tout le monde fait semblant de ne pas voir car cela pourrait entrainer des sanctions ou alors on minimise l’impact de la survenance d’une crise.

Il convent au chef d’entreprise d’avoir recours à des conseils pour valider certaines idées ou décisions de gestion ou pour anticiper les évolutions.

Dirigeants de PME, l’avenir de votre entreprise est dans vos mains et il faut minimiser la part de l’imprévu au risque de rater votre développement.

Séverin DA SILVA

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